Résolution de situations critiques : des cas concrets où la chaîne d’approvisionnement d’Azelis a fait la différence.
La résilience de la supply chain est facile à revendiquer, mais difficile à démontrer. Comprendre la construction d’une chaîne d’approvisionnement est une chose. Observer sa performance sous une réelle pression en est une autre.
Poursuivez votre lecture pour découvrir deux situations concrètes dans lesquelles les équipes supply chain d’Azelis ont été mises à l’épreuve — et la manière dont elles y ont répondu. L’une concerne une crise géopolitique, l’autre des perturbations plus diffuses et cumulatives qui impactent les plannings de production sans jamais faire la une de l’actualité. Ces deux situations ont bien eu lieu. Toutes deux ont été gérées par nos équipes supply chain. Nous les partageons car l’expérience vécue en situation de tension est plus parlante que tout autre discours.
Un envoi bloqué, une ligne de production menacée.
Il y a quelque temps, un fabricant basé dans la région du Golfe attendait une expédition maritime d’ingrédients de spécialité essentiels à son planning de production. L’envoi, en provenance d’Europe, suivait un calendrier confirmé.
Avant que la livraison ne puisse être finalisée, la compagnie maritime a déclaré ne plus assuré le transport. En effet, en raison de risques sécuritaires croissants à proximité du détroit d’Ormuz, le transporteur a refusé de poursuivre sa route vers les Émirats arabes unis. La cargaison a été renvoyée au fournisseur. Le calendrier de production du client se retrouvait alors en danger.
Dès la réception de cette décision, l’équipe Azelis est devenue le point de coordination entre le client, le fournisseur et la compagnie maritime. La suite n’a rien eu d’improvisé : elle a été rapide, structurée et fondée sur des relations et une infrastructure logistique développées sur plusieurs années.
Plusieurs options ont été évaluées en urgence — notamment un transit via l’Inde — mais les contraintes documentaires, les limites liées au connaissement et les coûts rendaient cette solution non viable. La cargaison a donc été rapatriée vers le site du fournisseur.
Parallèlement, deux trajectoires ont été activées en parallèle. Un fret aérien d’urgence a été organisé pour les volumes les plus critiques, permettant de maintenir la continuité de la production du client pendant la construction d’une solution à plus long terme. En parallèle, un nouveau routage maritime a été défini : expédition depuis l’Europe vers Djeddah, puis transport terrestre jusqu’aux Émirats arabes unis via un corridor terrestre resté ouvert.
Ces deux axes ont nécessité une coordination simultanée entre les équipes commerciales d’Azelis, la supply chain MEA, le fournisseur et plusieurs transitaires. Les décisions ont été prises rapidement, avec une communication continue et transparente auprès du client tout au long du processus.
Résultat : le client a évité tout arrêt de production. Les volumes critiques sont arrivés par voie aérienne dans les délais. Le reste de la cargaison a été réacheminé avec succès, malgré les contraintes d’une situation complexe. Ce qui aurait pu devenir une rupture d’approvisionnement majeure s’est transformé en perturbation maîtrisée.
Aucune des routes alternatives, aucun des contacts de fret ni aucune des coordinations transverses qui ont rendu cela possible n’ont été improvisés sur le moment : ils existaient déjà, car l’équipe les avait construits et entretenus en amont, en tant qu’infrastructure pérenne, et non comme de simples solutions d’urgence.
Les perturbations discrètes mais impactantes
Toutes les perturbations de la supply chain ne s’annoncent pas par un événement géopolitique ou une notification de transport maritime. Certaines surviennent silencieusement — dans un calendrier, une prévision météorologique ou une règlementation — sans pour autant être moins susceptibles d’affecter votre planning de production.
Prenons une situation que les équipes Azelis gèrent régulièrement : un client dispose d’une livraison confirmée d’ingrédients de qualité alimentaire, prévue pour la mi-janvier. La fenêtre de production est serrée mais sur le papier, le calendrier semble confortable.
Ce que le client ne voit pas : l’expédition initiale a quitté l’Asie fin novembre, volontairement anticipée pour tenir compte de la période du Nouvel An chinois. La congestion portuaire dans un grand hub européen — conséquence des volumes accrus d’avant fêtes — a déjà repoussé l’arrivée du navire de quatre jours. Dans le pays de destination, un jour férié national tombe précisément à la date prévue de dédouanement. Enfin, l’un des deux conteneurs d’un envoi consolidé présente une anomalie documentaire nécessitant correction avant tout dédouanement.
Pris isolément, aucun de ces éléments n’est critique. Mais combinés, ils créent une séquence qui, sans gestion, repousserait la livraison au-delà de la fenêtre de production du client.
Heureusement, ces évènements avaient été anticipés: le risque lié au Nouvel An chinois a été identifié trois mois plus tôt. Une marge de sécurité a été intégrée aux hypothèses de planification. Les exigences documentaires ont été validées en amont du départ de la marchandise. Lorsque la congestion portuaire et la coïncidence avec le jour férié sont survenues, cette marge a absorbé l’impact. Le client a reçu une estimation de livraison mise à jour de manière proactive — avant même d’en faire la demande — accompagnée d’une explication claire des changements et du nouveau calendrier.
« Ces facteurs ne sont pas exceptionnels : ils font partie de la réalité actuelle des supply chains », explique Pierre. « Avec une planification anticipée, de la flexibilité et une communication transparente, les risques potentiels deviennent maîtrisables plutôt que perturbateurs. L’essentiel est que les clients ne soient pas pris au dépourvu. »
La livraison est arrivée avec deux jours de retard par rapport au plan initial. Le planning de production du client n’a pas été impacté. La marge de sécurité a joué son rôle.
Le point commun entre ces deux situations
La situation du détroit d’Ormuz et le défi de livraison de janvier semblent très différents en apparence. L’une impliquait une crise géopolitique, du fret aérien d’urgence et un réacheminement via des corridors alternatifs. L’autre reposait sur la planification calendaire, la gestion documentaire et une marge de sécurité de quelques jours.
Dans les deux cas, la résolution a suivi la même logique : détection précoce, coordination interne rapide, communication transparente et capacité d’adaptation lorsque le plan initial n’était plus tenable. Et dans les deux situations, le client a également joué un rôle — en partageant les informations en amont, en restant ouvert à de la flexibilité sur les délais et la structure des flux, et en maintenant un dialogue régulier permettant au partenaire supply chain de comprendre ses priorités avant même que la pression n’apparaisse.
L’équipe supply chain d’Azelis ne contrôle ni les compagnies maritimes, ni les conditions météorologiques, ni les dynamiques géopolitiques, ni les capacités portuaires. Ce que Pierre, Mireille et nos collègues maîtrisent — et démontrent au quotidien —, c’est leur manière de collaborer, leur rapidité à détecter et à communiquer les risques, ainsi que leur capacité à construire des alternatives lorsque la voie initialement prévue se referme.
ContactLe geste le plus efficace pour tout responsable achats ou R&D est simple : anticiper au-delà des délais strictement nécessaires, partager les évolutions et prévisions dès qu’elles sont connues avec vos interlocuteurs Azelis, et maintenir un dialogue continu — non pas uniquement en cas de problème, mais comme une pratique régulière. Ces habitudes n’éliminent pas les perturbations. Elles garantissent qu’au moment où elles surviennent, il existe l’espace et la confiance nécessaires pour les absorber ensemble.
Derrière chaque livraison, ce travail est déjà en cours. Contactez-nous pour en savoir plus.